Rien de moins que ça : Initier le premier rituel planétaire de l’ère post-industrielle


Et si on profitait de l’après-confinement

pour changer d’ère ?


Retour au « Business As Usual » ?

La crise sanitaire liée à la pandémie du Covid-19 a plongé le monde dans un état de sidération. Elle a mis crûment en lumière les errances des sociétés modernes. Allons-nous revenir après le confinement au « Business As Usual » ? Et si on en profitait plutôt pour jeter les bases d’une ère nouvelle ?

Se retrouver localement…

Le confinement nous a physiquement éloigné les uns les autres, et notre premier besoin est de nous retrouver, très localement, afin de partager nos joies, mais aussi nos peines, nos angoisses pour l’avenir de nos enfants, pour l’avenir de la planète.

… tout en se reliant entre « terriens »

En même temps la crise sanitaire que nous traversons a créé un « moment », une sorte de synchronisation de nos énergies, dépassant les nations, les cultures, et nous amenant à faire un peu plus l’expérience de notre identité « terrienne ». Nous savons que cette crise est en réalité globale, et que la seule échelle pertinente pour y répondre efficacement est l’échelle planétaire. Comment dès lors prolonger ce « moment », et approfondir notre expérience d’une humanité agissant « comme un seul être humain » ?


S’appuyer sur « le jour du dépassement »


Qu’est-ce que « le jour du dépassement ? »

Tous les ans, l’ONG Global Footprint Network calcule en partenariat avec le WWF « le Jour du dépassement » (Overshoot Day, en anglais) sur la base de trois millions de données statistiques de 200 pays.

C’est la date à partir de laquelle l’empreinte écologique dépasse la biocapacité de la planète.

L’empreinte écologique caractérise la surface de la Terre utilisée par l’Homme pour pêcher, élever, cultiver, déboiser, construire et brûler des énergies fossiles. La biocapacité, quant à elle, représente la surface de la planète nécessaire pour faire face à ces pressions.

Depuis les années 1970, la date du Jour du dépassement se dégrade. En 1998, elle avait lieu le 30 septembre. En 2019, elle arrivait deux mois plus tôt : le 29 juillet. La date du Jour du dépassement 2020 sera annoncée le 5 juin prochain à l’occasion de la journée mondiale de l’environnement.


Pourquoi célébrer ensemble « le jour du dépassement » ?

Pour « Faire Mémoire »

Organiser partout, dans chaque rue, quartier, village, etc… une cérémonie de commémoration en l’honneur :

  • des victimes humaines des désordres écologiques et climatiques depuis le début de l’anthropocène
  • des victimes humaines des inégalités sociales et de l’exploitation engendrées par le capitalisme
  • des victimes non-humaines des désordres écologiques et climatiques, et particulièrement des espèces disparues ou en voie de disparition
  • des paysages dégradés, forêts rasées, ressources pillées…
  • de nos enfants, petits-enfants et arrières-petits enfants, qui seront de toute façon victimes de ces désordres.
Pour « Libérer la Parole »

La cérémonie sera suivie d’une agora, espace de rencontre et de dialogue entre terrien-nes, autour de 3 dimensions indissociables :

  • Regarder la réalité en face. Sortir ensemble de l’ère moderne, entrer dans l’anthropocène, « atterrir » (Bruno Latour), etc. il s’agit de PRENDRE COLLECTIVEMENT EN MAIN L’ÉVEIL DE NOS CONSCIENCES, ce qui est devenu nécessaire et urgent. On peut s’appuyer sur des témoignages, des récits, mobiliser des artistes, des conteurs, etc…
  • Prendre soin de notre humanité en transition. Que ceux qui ont franchi le cap se mettent au service de ceux qui sont encore dans le déni, la sidération, la fuite, la colère, etc. Il s’agit de PRENDRE SOIN LES UNS DES AUTRES, car nous ne vivons pas tout cela de la même manière, et que nous avons besoin que le plus grand nombre possible d’humains s’y mette. On peut mobiliser des facilitateurs, des thérapeutes, des personnes capables de beaucoup d’empathie, etc.
  • S’ORGANISER AU NIVEAU LOCAL, AFIN DE PRENDRE NOS RESPONSABILITÉS. Mettre en place toutes formes de coopération, d’entraide, au service de la construction de demain. Convoquer le non-humain, mettre en place des « contrats naturels » locaux à partir d’un état des lieux des communs. On peut mobiliser les acteurs de la transition, les paysans, les entreprises solidaires, etc.
Pour célébrer la Terre et nos cultures locales

Cette journée qui se déroulera simultanément partout sur la planète se poursuivra en soirée par des festivités pour célébrer la Terre, ses habitants (humains et non-humains), et mettre en avant la diversité des cultures locales (CÉLÉBRER NOS DIFFÉRENCES).


Afficher une ambition commune,

développer l’identité terrienne


L’enjeu in fine est de « repousser la date du dépassement » : cela veut dire qu’en participant à une telle dynamique nous donnons de la consistance à un engagement de chacun envers la communauté terrienne : participer à l’effort commun pour repousser la date du dépassement. Qui sait, cela nous permettra peut-être ainsi de mesurer, d’année en année, le chemin parcouru collectivement, et, en déplaçant la date de notre célébration planétaire, d’avoir de nouvelles raisons de célébrer !

Célébrons partout « le jour du dépassement ! »

Si vous pensez que l’après-confinement ne devrait plus ressemblait au « monde d’avant », et que cette initiative vous parle, alors rassemblez sans tarder des personnes proches, amis, voisins, famille pour organiser votre célébration du « jour du dépassement ».

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